LE PFJE

Déclaration d'intention du PFJE

Une déclaration fondatrice pour une jeunesse actrice de la gouvernance de l'eau

À l'occasion de sa toute première assemblée générale, tenue à Nice en juin 2025 en amont de la Conférence des Nations Unies sur l'Océan (UNOC 3), le Parlement Français des Jeunes pour l'Eau (PFJE) a adopté une déclaration d'intention affirmant sa raison d'être, ses engagements et sa vision.

Ce texte constitue un acte fondateur : il marque la volonté de la jeunesse de prendre pleinement part aux décisions qui concernent l'eau, cette ressource vitale aujourd'hui fragilisée par le dérèglement climatique, les pressions sur les milieux naturels et les inégalités d'accès.

Pourquoi cette déclaration ?

La déclaration d'intention répond à un triple objectif :

  • Affirmer la légitimité d'une participation pleine et entière des jeunes dans les espaces de gouvernance de l'eau, à toutes les échelles
  • Positionner le PFJE comme un acteur structuré, autonome et engagé, s'inscrivant dans les dynamiques existantes (bassins hydrographiques, mouvements de jeunesse internationaux…)
  • Poser les principes directeurs qui guideront ses actions sur les deux années de son premier mandat : démocratie, inclusion et coopération pour l'eau.

Une vision ancrée dans les réalités d'aujourd'hui

Issus de toute la France, hexagonale et ultramarine, les membres du PFJE partagent un constat : l'eau est à la fois un bien commun menacé et un levier essentiel de transition. Loin d'un discours symbolique, leur engagement s'appuie sur des compétences, des expériences de terrain et une volonté d'agir concrètement pour une gestion durable, juste et partagée de la ressource.

Trois priorités structurantes

Le Parlement a choisi de structurer son travail autour de trois commissions :

  1. Une commission nationale, pour faire entendre la voix de la jeunesse dans les politiques publiques françaises de l'eau
  2. Une commission internationale, en lien avec les grands rendez-vous multilatéraux et les réseaux jeunesse mondiaux
  3. Une commission annuelle discrétionnaire, choisie par les membres – en 2025, elle sera dédiée aux Outre-mer, territoires fortement exposés aux risques liés à l'eau

Téléchargez la déclaration complète

Déclaration d'intention du PFJE (PDF)

Texte intégral

Une jeunesse citoyenne, engagée et force de proposition

Face aux multiples enjeux écologiques, sociaux et économiques, marqués par une raréfaction et une dégradation croissante des ressources en eau, le Parlement Français des Jeunes pour l'Eau (PFJE) se constitue en nouvel acteur de la gouvernance hydrique, porté par la jeunesse. Partie intégrante de l'association de la Jeunesse Pour l'Eau et soutenue par ses partenaires (SIE, Agence de l'Eau Artois Picardie, Office de l'Eau de la Martinique, Agence Française de Développement) ce nouvel espace autonome de participation réunit une trentaine de jeunes parlementaires pour un mandat de deux ans et s'inscrit dans un réseau de parlements déjà existants (Parlement Mondial des Jeunes pour l'Eau, Parlement Européen des Jeunes pour l'Eau). Sa première assemblée générale s'est tenue en amont de la troisième Conférence des Nations Unies sur l'Océan (UNOC 3) de Nice.

Composé de jeunes issu·es d'une diversité de territoires, de formations et d'engagements, ce parlement reflète une jeunesse citoyenne, engagée et porteuse de solutions face aux enjeux de l'eau. Son ambition est de renforcer la place des jeunes générations dans les processus de décision, en mobilisant leurs compétences et expériences pour une gestion durable de cette ressource essentielle. Sa démarche se veut apartisane, guidée par une approche scientifique et résolument tournée vers le respect des droits de l'Homme, des valeurs démocratiques et de la paix.

L'objectif est de contribuer à une représentation la plus démocratique et inclusive possible des différents bassins hydrographiques, en créant des espaces de dialogue, de sensibilisation et de co-construction. Ce projet s'inscrit dans une volonté forte de rassembler pleinement la jeunesse dans les dynamiques de gouvernance de l'eau, à l'échelle locale, nationale, européenne et internationale.

Un parlement prêt à s'investir pour une gestion de l'eau plus durable et intégrée

Le dérèglement climatique perturbe le grand et le petit cycle de l'eau, se manifestant au travers d'événements dont la fréquence et l'intensité augmentent.

La diminution du volume d'eau douce accessible et de sa qualité affecte l'utilisation de la ressource pour la population. La biodiversité, dépendante des milieux humides et aquatiques, subit également des déséquilibres majeurs. La multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes soulève la question d'enjeux de protection des populations et de pérennité de l'agriculture.

Depuis la loi sur l'eau de 1964*, une gouvernance intégrant les usagers a été élaborée en France, un modèle reconnu dont les principes inspirent à l'international. A l'heure où les défis liés à l'eau sont urgents et patents, il devient essentiel de repenser une politique ambitieuse à la hauteur.

La génération actuelle vit déjà les conséquences des politiques antérieures. Aussi, il est crucial qu'elle soit pleinement associée aux décisions relatives à l'environnement et à la ressource en eau. Plus qu'une simple force d'observation et de conseil, la jeunesse est prête à s'affirmer en tant qu'acteur de la gouvernance. Porteur d'une vision collective et d'idées novatrices, le PFJE facilite le passage à l'action.

C'est en travaillant ensemble que nous construirons les principes fondateurs qui assureront la pérennité du PFJE et la place de la jeunesse dans le débat public.

Une volonté d'action

Les travaux du parlement se déclinent en trois commissions de travail distinctes : une nationale, une internationale et une discrétionnaire choisie annuellement par ses membres. Cette dernière porte en 2025 sur les Outre-mer.

Le Parlement Français des Jeunes pour l'Eau vise à :

  • Représenter : en rassemblant des jeunes aux profils variés afin de porter une voix unifiée de la jeunesse dans les instances de gouvernance.
  • Agir : en coopérant avec ses partenaires et en définissant annuellement ses priorités dans les feuilles de route de ses commissions.
  • Communiquer : en mettant en lumière les thématiques liées à l'eau et en sensibilisant sur ces questions.

Ensemble, faisons de l'eau un levier de solidarité, de justice et de transition durable.

*Loi n° 64-1245 du 16 décembre 1964 relative au régime et à la répartition des eaux et à la lutte contre leur pollution JORF n°0295 du 18 Décembre 1964